ZAK
Zakaria DOUGMANE

Alain TOUZEAU

Détail, avec en reflet dans la vitre du cadre, un wagon du train de Francis MARSHALL exposé dans le parc du musée Art et Déchirure…
Angélik BARRÉ


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2012 :
« Glauque », « joli », « surprenant », « bizarre », « particulier », « marrant », « surréaliste », « vulgaire », pas mal d’adjectifs ont été utilisés pour qualifier mon travail. Ils révèlent tout à fait ce que je cherche à montrer à travers mes toiles : une opposition entre un visuel « joli » et un texte « glauque ». Mes toiles jouent sur les mots, font du second degré, mélangent réalisme et illustrations, utilisent la couleur tout comme le noir et blanc, se composent dans un joyeux bordel organisé où tout s’entrecroise, se superpose, s’oppose de manière à ce que chacun y fasse son interprétation. Mon processus de travail est simple : j’observe, j’écoute; le quotidien m’inspire quelques mots que je griffonne sur mon calepin et après j’improvise à même la toile. Je travaille à l’intuition, je me laisse guider par mes pinceaux au grès de mon humeur. Pour ce qui est de la technique, tout est peint et j’y tiens! Pour les visages réalistes je redessine des photos trouvées ici et là : des inconnus, des amis, la famille et si je ne trouve pas l’expression ou l’angle qui me convient je prends mon miroir et fait mes grimaces…, pour les illustrations, pas de modèles, juste un miroir pour les expressions et quelques mise en situation pour les postures. Autant vous dire que mes toiles sont très personnelles, vous y rencontrerez ma grand- mère, mon neveu, le fils d’une amie, moi… et vous y lirez une partie de mon quotidien. Mais ne vous attendez pas lire en moi comme dans une toile accrochée; l’ambiguïté, les différents niveaux de lecture et les sous-entendus restent mes maîtres-mots. Petite mes crayons ont été mon moyen d’expression favori pour me faire comprendre, pour me défouler, pour évacuer, devenue adulte rien n’a changé.
Virginie GUILLAUME-PETIT

CHRISTIANIA


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2017 :
La création de Christiania répond à un état de perpétuelle résilience et de combat en une nécessité intérieure et vitale. Autodidacte, elle s’exprime de manière expulsive et intuitive à fleur de peau dans un besoin d’absolu (…)
Ses dessins d’une étonnante beauté, envoûtants, bouleversants, dérangeants, mystiques et oniriques à l’encre noire cristallisée de texture Intime – marqués d’emblée par l’étrangeté ; nous livrent un monde en exil au langage multiple – indépendamment Libre. Un mode de vie poétique, habité, illuminé aux portes de l’extrême. Ses œuvres avec lesquelles elle fait corps, sont les retranscriptions personnelles de ses visions les plus profondes, perçues, vécues et transcendées de l’angoisse insondable au ravissement… (…)
christiania-outsider.webnode.fr
Marie POURCHOT


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :
Peintre à l’origine, je diversifie mes réflexions artistiques après un master en ethnologie. Attirée par les débats anthropologiques, l’art et l’artisanat, j’ai orienté mes réflexions et travaux vers un art mêlant art plastique/textile et anthropologie. Après des formations en broderie, le textile devient mon moyen d’expression principal, je travaille avec le fil, manipule la broderie, mais aussi la linogravure, le tissu et la peinture. J’aime les couleurs et définis mon travail de « maximaliste ». Cette saturation de couleurs et d’informations est mon moyen d’expression, elle me permet également d’établir un contact avec le contemplateur. L’excès de couleurs représente pour moi les méandres de la psychologie humaine, perçues, interprétables et interprétées de diverses façons. Je cherche à interpeller et accrocher le regard, générer des questionnements. Je créé un lien entre le passé et le présent, entre les matières et techniques diverses, et entre les disciplines. Mon travail questionne et thématise l’expression de notre imaginaire collectif et individuel, de nos interactions communicationnelles, de nos intentions, de nos perceptions, de nos identités et nos émotions. Il est ma représentation du monde avec sa palette d’émotions humaines, mouvantes et imbriquées entre elles.
Martha GRÜNENWALDT
Martha GRÜNENWALDT (1910-2008)

Notice :
Née en 1910 à Hamme-Mille, dans le Brabant Wallon, elle est la fille d’un musicien ambulant. Elle connaît une enfance difficile et mouvementée et se trouve placée, encore jeune, comme bonne à tout faire dans diverses familles. A l’âge de vingt-trois ans, elle se marie avec un musicien et travaille en usine jusqu’à la naissance de sa fille, Josine. En 1937 elle se sépare de son mari et mène alors une vie d’errance. Elle joue du violon aux terrasses des cafés. En 1940, son mari reprenant la garde de sa fille, elle est engagée comme domestique dans un château. C’est en 1968 qu’elle rejoint sa fille à Mouscron. Dans cette atmosphère familiale qui lui donne un peu de sérénité, elle joue souvent du violon pour ses petits-enfants ou les jeunes de passage. Seule dans sa chambre, elle fait, des heures durant, des gammes et des exercices, comme son père le lui imposait lorsqu’elle était enfant.
En 1981, elle commence à dessiner au crayon de couleur sur des papiers de récupération : affiches, tracts, papier à tapisser, etc. Ses dessins représentent des femmes-fleurs. Parfois, elle donne des dessins à ses petits-enfants, qui les reçoivent avec plaisir, les adultes restant plutôt indifférents à cette création qu’ils ne comprennent pas toujours. Ses travaux ont été révélés par le Centre de recherche et de diffusion Art en Marge de Bruxelles en 1987.
Alain LACOSTE


Notice du catalogue du Festival Art et Déchirure 2019 :
Alain LACOSTE : Colle-porteur d’Images
Des œuvres d’Alain LACOSTE furent présentées lors de la 12ième édition de ce festival « Art et Déchirure », au printemps 2010. Depuis, suite à des problèmes de santé et familiaux, il n’a plus exposé son travail. Cette 17ième édition du festival est donc une belle opportunité pour redécouvrir ses petites coulures et ses grandes colleries.
Depuis son enfance, Alain Lacoste a toujours eu plaisir à dessiner. Au début des années soixante-dix, il se lance dans la peinture, avec ses Delvautions, en référence au peintre belge Paul Delvaux. En 1980, il rencontre l’artiste mayennais Robert Tatin qui l’incite à développer une œuvre plus personnelle. C’est le début d’une production foisonnante qui durera plus de 30 ans ! Au fil des années ses œuvres vont envahir son atelier tel un cocon. Déçu de la non reconnaissance de son travail par les institutions artistiques (Musées, FRAC, etc.), son atelier va devenir sa tanière.
« Je me suis trop souvent brûlé les ailes aux vitrines des m’as-tu- vu… Et puis les artistes ne sont pas faits pour amuser la galerie ! »
Michel Leroux (Septembre 2019)